Le vocabulaire photo n’aura plus de secret pour vous

par Nadia et Benoit

Vous rêvez de vous mettre à la photographie ? Oui mais vous trouvez que le vocabulaire photo est incompréhensible ! Débutant, vous comprenez difficilement le jargon spécifique pas toujours très clair ! Il y a trop de termes techniques qui vous sont obscurs. Ou encore, vous êtes un amateur avancé et vous aimeriez saisir plus facilement les subtilités du langage photo, parfois très, trop, technique. Cela tombe bien, dans cet article vous trouverez de nombreuses définitions du lexique photo. Vous pourrez enfin lire ou écouter un tutoriel comme une description de fiche technique sans vous arracher les cheveux.

Sommaire :

Le vocabulaire photo : niveau débutant

Les termes photos sont nombreux, on peut dire que la photographie a son propre langage. J’ai donc choisi de séparer les définitions qui me semblent être pour les débutants avec celles pour des photographes de niveau plus avancé. Si vous débutez, cela vous évitera de tout apprendre d’un seul coup. Gardez cet article en favori et revenez-y quand vous butez sur un mot !

Par ailleurs, la photographie est, de mon point de vue, un duo : le matériel et la technique photo. Quand on veut prendre des photos, on est obligé d’utiliser…un appareil photo ! Et autour de ce matériel, il y a tout un vocable spécifique qu’il est primordial de comprendre. Mais une fois qu’on a compris le matériel, il faut connaître la technique photo. L’un ne va pas sans l’autre.

Vocabulaire Photo

Le langage photo : comprendre le matériel

Commençons par le matériel et les bases aussi simples puissent-elles paraitre.

Tout d’abord, un APN : il s’agit de l’abréviation pour appareil photo numérique. Ce terme s’oppose aux appareils photo argentiques qui ne courent plus vraiment les rues. Les appareils photo argentiques ou analogiques nécessitaient une pellicule, là où les APN utilisent des cartes mémoire. Il existe deux grandes catégories d’APN. Ceux sans objectifs interchangeables : les compacts et les bridges. Et ceux avec objectifs interchangeables : les reflex et les hybrides.

Objectif intégré ou objectif interchangeable ? Comprendre les typologies d’appareils photo

Parmi, les APN, la première catégorie est donc celle des appareils sans objectifs interchangeables, cela signifie que l’objectif est soudé à l’appareil, il ne peut être changé. Dans cette catégorie, il existe des appareils photo compacts. Il s’agit d’un appareil avec objectif intégré. On ne peut pas changer l’optique. Ces appareils ont la particularité d’être petits et d’un prix peu élevé. C’est pour ça que pendant longtemps, ils ont eu la faveur du grand public. À savoir, on trouve des compacts avec différente taille de capteur, y compris jusqu’à l’APS-C, d’où les différences de prix.

À côté, on trouve les appareils photo bridge. Ce sont également des appareils sur lesquels on ne peut pas changer l’optique. Ces modèles se caractérisent par un zoom très très puissant dans un gabarit plutôt réduit, bien qu’ils puissent paraître imposant. Ces bridges réussissent à allier « compacité » et zoom puissant grâce à un capteur de taille réduite.

À l’inverse, il existe deux types d’appareils photo à objectifs interchangeables, c’est à dire des appareils pour lesquels on peut changer d’objectif. Tout d’abord, les appareils photo reflex qui ont fait figure de référence pendant des années. Il s’agit d’une typologie d’appareil qui dispose d’un miroir en lien avec l’objectif et d’une visée dite réelle. Ces modèles se différencient des appareils photo hybrides qui eux ne sont pas dotés d’un miroir et ont une visée électronique. Actuellement, ce sont eux qui ont le vent en poupe.

Dès lors que l’on parle d’appareils à objectif interchangeable, il y a deux grands éléments qui composent votre appareil. Tout d’abord, le boitier, il s’agit de la partie sans optique de votre appareil, là où se trouve le capteur. On parle de boitier nu. On lui fixe alors un objectif, il s’agit de l’élément optique de l’appareil. Composé de lentilles en verre, c’est un peu l’oeil de l’appareil. Chaque objectif dispose de leurs propres caractéristiques en terme de compatibilité, d’angle de vue ou encore d’ouverture.

Les bases du langage photo : l’optique

En effet, pour connaître, la compatibilité de l’objectif, on parle de monture. La monture est une référence qui correspond à un type de fixation compatible avec une typologie de boitiers. Exemple : la monture RF rassemble l’ensemble des objectifs compatibles avec les hybrides Canon EOS R. La monture E rassemble l’ensemble des hybrides Sony Alpha.

Quant au champ de vision ou angle de vue, il s’agit de la zone couverte par l’objectif. Concrètement, il s’agit du champ que permet de voir l’optique. Si on a un angle de vue large, on parle de grand angle. Au contraire, si l’angle de vue est très serré, on parle de télé-objectif. Entre les deux, il y a tout une palette de champs de vision.

Enfin, il existe deux types d’objectifs. Le zoom est un objectif qui permet de moduler l’angle de vue car celui-ci est variable. Ainsi, on peut alterner entre des angles plus ou moins larges. On peut donc approcher ou éloigner son sujet de manière plus ou moins polyvalente. Il existe des zooms ultra grand angle, des zooms standards, ou encore des télé-zoom. À l’inverse, on trouve des focales fixes. La focale fixe est un objectif avec un angle de vue invariable. On voit toujours le même champ de vision dans une focale fixe.

Le capteur : l’élément déterminant d’un appareil photo

Le capteur est l’élément fondamental d’un appareil photo. Il s’agit du composant qui capte la lumière pour la transformer en pixels et donc en image. Il existe différentes tailles de capteur allant du 1/3 pouces (4,8×3,6mm) jusqu’au Moyen Format (43,8×32,9 mm). Plus le capteur est grand, plus on a une image de qualité et détaillée. De même, qui dit grand capteur, dit profondeur de champ très marquée. Ainsi, avec un grand capteur, on obtient plus facilement un flou d’arrière plan prononcé.

Normalement, qui dit appareil imposant, dit grand capteur. Ainsi, les reflex et les hybrides ont les plus grands capteurs, bien que les hybrides soient des boitiers au gabarit réduit. Pour me faire mentir, les bridges sont les appareils dotés de petits capteurs en dépit de leur taille imposante. Et on trouve des compacts avec des grands capteurs. Voici les différentes tailles de capteur :

TAILLE DE CAPTEURTAILLE EN MMEXEMPLES D’APPAREILS
1/3″4,8×3,6 mmSmartphone
1/2,3″6,16×4,62 mmCompacts entrée de gamme et bridges. Lumix TZ90, Lumix FZ82
1/1,33″9,5×7,3 mmcertains Smartphone haut de gamme comme le Samsung Galaxy S20
1″13,2×8,8 mmCompacts et bridges milieu de gamme. Lumix TZ200, Lumix FZ1000 II
Micro 4/317,6×13 mmHybrides Lumix et Olympus. Lumix GX9, Lumix G9 et compact Lumix LX100 II
APS-C22,2×14,8 mm ou 23,6×15,8 mmReflex et hybrides Sony, Nikon, Canon. Fujifilm X-T4, Sony Alpha 6400. Et compact Canon G1X III
Plein Format24×36 mmReflex et hybrides haut de gamme. Lumix S5, Lumix S1
Moyen Format43,8 mm x 32,9 mmHybrides Fujifilm GFX. Fujifilm GFX50S II

Résolution, Définition et Millions de pixels, comprendre ce langage photo quand on débute !

Il y a de grandes chances que lors de l’achat de votre dernier appareil vous ayez entendu parler de mégapixels. Il se peut même que les millions de pixels vous aient décidé dans votre achat. Les mégapixels sont une unité. On mesure en millions de pixels la taille d’une image. On parle alors de définition de l’image. Concrètement, si votre appareil photographie en 24 Millions de Pixels alors votre image mesure 6000×4000, soit 63,5 x 42,33 cm. Les millions de pixels permettent donc de connaître la taille de votre image et ainsi son agrandissement en tirage photo qu’il vous sera possible de faire sans perte de qualité.

À côté, on parle parfois de résolution. La résolution correspond à la répartition des pixels sur l’image en nombre de points par pouce. Cette donnée est surtout utilisée pour l’impression et n’entre pas vraiment en ligne de compte dans la qualité de l’image, si ce n’est lors des tirages photos.

Le numérique : l’avènement de la carte mémoire

À l’époque des appareils photo argentiques, c’est sur la pellicule que vos images étaient enregistrées par l’appareil. À l’époque, chaque pellicule comptait une vingtaine de photos et il fallait ensuite les développer, c’est à dire les transformer en tirage photo papier. Depuis, le numérique est arrivé et avec lui, la carte mémoire. La carte mémoire est un support sur lequel on enregistre les images prises par un appareil photo numérique. La quantité du stockage disponible dépend de la capacité de stockage de la carte. Il dépend aussi de la taille de vos images (nombre de mégapixels) et du type de compression que vous choisissez pour vos fichiers.

JPEG & RAW : le vocabulaire photo de la compression

Et justement, il existe deux types de fichiers. Le format JPEG est le format le plus compressé. L’appareil photo effectue directement un traitement au moment de l’enregistrement de l’image et la compresse plus ou moins. C’est le format le plus utilisé, notamment quand on débute car il ne nécessite pas de logiciel spécifique pour le lire. De plus, les images sont prêtes immédiatement. Enfin, le format JPEG prend moins de place sur la carte mémoire car il suppose une compression et donc une perte de données.

Inversement, il existe le format RAW, que choisissent les amateurs avancés et les pros, en général. Contrairement au JPEG, le RAW est un format d’image non compressé. Ainsi, quand on photographie en RAW, l’appareil enregistre sur la carte l’ensemble des données qui ont été captée par l’appareil et son capteur. Ce format nécessite un logiciel spécifique pour être lu mais en contre-partie, il donne plus de latitude en post-traitement. Enfin, qui dit fichier non compressé, dit fichier plus lourd. Il prend donc plus de place sur une carte mémoire.

Zoom numérique et zoom optique, kezako ?

Il se peut que vous ayez aussi entendu parler de zoom optique et de zoom numérique. Mais alors quelle est donc la différence entre les deux ? Vous allez voir, ce n’est pas très compliqué ! Le zoom optique est la plage de zoom permise par votre objectif. Si vous possédez un bridge qui zoome entre 25 mm et 600 mm alors entre ces deux chiffres vous êtes en zoom optique. Le zoom optique a l’avantage de ne pas avoir de perte de définition de l’image, donc de qualité. Inversement, le zoom numérique est une sorte de zoom dans l’image effectuée par le boitier. Ce zoom numérique implique une perte de définition de l’image et donc de qualité. Ainsi, si votre bridge va de 25 mm à 600 mm et que vous prenez une photo à 800 mm, vous êtes en zoom numérique et donc vous avez une perte de qualité.

comprendre le vocabulaire photo

Le langage technique de la stabilisation

Globalement, la stabilisation est un mécanisme qui consiste à venir limiter les mouvements naturels de balancier du corps au moment de la prise de photo. Elle permet d’éviter les images floues ou les tremblements en vidéo. Il existe trois catégories de stabilisation. La stabilisation numérique est une stabilisation logiciel dans le boitier. C’est la moins performante de toutes. La stabilisation optique est un mécanisme matériel dans l’objectif pour limiter les effets de tremblements. Enfin, la plus performante est la stabilisation capteur, particulièrement quand elle est sur 5 axes. Dans ce cas, la stabilisation est mécanique au niveau du capteur de l’appareil photo.

Autofocus ou mise au point automatique

Aujourd’hui, tous les appareils photo sont dotés de la mise au point automatique. On parle communément de l’autofocus qui consiste pour le boitier à calculer automatiquement la zone de netteté de votre image. Ainsi, en autofocus avec détection visage, l’appareil photo choisira automatiquement la zone de netteté sur un visage. Il existe deux systèmes d’autofocus sur le marché. L’autofocus à détection de phase est considéré comme le mode de calcul le plus rapide et le plus précis. Il consiste à analyser l’image sur une portion réduite et en la séparant en deux parties distinctes. Quand les deux signaux sont en phases, la zone de netteté est la bonne.

Quant à l’autofocus à détection de contraste, il consiste à évaluer le contraste de la zone analysée. Ce mode d’autofocus considère que la zone de netteté se situe là où le contraste est le plus élevé. Cette analyse induit des calculs plus longs que le système par détection de phase.

À côté, il existe la mise au point manuelle, là c’est vous qui fixez la zone de netteté de votre image à l’aide d’une bague rotative présente sur l’objectif. En effet, c’est au photographe de préciser la distance à laquelle se trouve le sujet et donc la zone qu’il souhaite être nette.

Les autres éléments du langage photo

Enfin, un appareil photo peut être tropicalisé. On parle alors de tropicalisation pour dire qu’un appareil ou un objectif est étanche à la poussière, aux éclaboussures et à l’humidité. À savoir, si vous disposez d’un appareil photo à objectif interchangeable, pour avoir une étanchéité optimale, il faut alors que le boitier ET l’optique soit tropicalisés.

Autre terme, celui que l’on voit parfois sur les forums, les EXIF ! Les EXIF sont l’ensemble des données de l’image enregistrées au moment de sa captation. Plus précisément, il s’agit de la date, l’heure, le niveau de zoom, l’ouverture, les ISO, etc. Je vous conseille de toujours jeter un oeil aux EXIF quand vous regardez vos photos. Ils sont souvent plein d’enseignements.

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Le langage photo indispensable pour débuter

Maintenant que je vous ai épuisé avec le langage dédié au matériel et qui concerne seulement les fondamentaux pour les débutants, passons au vocabulaire photo des techniques photographiques. Bien choisir et connaître son matériel, c’est un préalable. Ensuite, c’est toute la technique photo qu’il faut acquérir et parmi elle, le vocable. Car il se peut que vous ayez lu des tutoriels, des livres… et peut-être n’avez vous pas compris grand chose. La photographie est parfois une langue étrangère qu’il faut traduire !

Ici, je vais autant évoquer des choses simples, peut-être même évidente que des choses plus complexes. Je reste quand même sur des notions accessibles aux débutants. Voyons donc les notions de base de la photo.

Les notions de bases de la photo

Commençons, par le déclencheur, ce bouton permet de déclencher l’obturateur et donc la prise de photo. Le déclencheur vous sert donc à prendre votre photo. Il sert aussi à l’appui mi-course pour vérifier le bon positionnement de vos collimateurs sur le sujet. Cette fraction de seconde est indispensable pour obtenir une photo nette. Les collimateurs sont des carrés/rectangles qui s’affichent sur l’écran lors de la prise de photo et qui vous signifient la zone de netteté de votre image.

Pour le déclenchement, on peut choisir entre une prise de vue unique, c’est à dire que l’appareil ne prend qu’une seule photo ou en rafale. La prise de vue en rafale consiste pour l’appareil à prendre plusieurs photos après déclenchement. Cette prise de vue en rafale est souvent utilisée pour la photo de sport, la photo animalière ou tout sujet en mouvement.

Quand on appui sur le déclencheur, c’est donc l’obturateur qui prend le relais. L’obturateur est le composant de votre appareil photo qui est situé devant votre capteur, c’est lui qui laisse entrer la lumière dans votre capteur en vue de la prise de photo. En photo numérique, on rencontre deux types d’obturateur. L’obturateur mécanique et l’obturateur électronique. Tout d’abord, l’obturateur mécanique est une pièce mécanique placée devant le capteur. Au moment du déclenchement, cet obturateur se lève selon le temps de pose choisi. Quant à l’obturateur électronique, il s’agit d’un mécanisme électronique, aucune pièce n’est levée pour effectuer le temps de pose.

Temps de pose, ouverture et ISO

C’est alors qu’une notion fondamentale de la technique photo entre en ligne de compte. Il s’agit du temps de pose ou vitesse d’obturation. Le temps de pose est le temps durant lequel le capteur est exposé à la lumière lors de la prise de photo. Cela correspond donc au temps durant lequelle vous prenez votre photo.

L’autre notion fondamentale qui fonctionne comme un couple avec le temps de pose, c’est l’ouverture. L’ouverture correspond à l’ouverture du diaphragme et elle détermine la quantité de lumière qui entre dans l’appareil photo. Cela détermine aussi la profondeur de champ de votre image.

Enfin, troisième notion fondamentale, ce sont les ISO. Les ISO sont la sensibilité à la lumière, plus le capteur dispose de suffisamment de lumière, plus les ISO sont bas et inversement. En général, ils s’accompagnent de ce qu’on appelle le bruit qui correspond à une dégradation de la qualité de l’image lorsque les ISO sont élevés. Il apparaît comme des poussières sur votre image qui semble alors de mauvaise qualité.

Cadrage, composition et règle des tiers

Les autres notions qui me paraissent fondamentales à connaître sont celles autour du cadrage. Le cadrage peut être défini comme la manière dont le photographe montre le sujet photographié. Cela englobe l’orientation, portrait ou paysage. Mais également le champ de vision choisi : large ou gros plan avec autant de possibilités entre les deux. Le cadrage, c’est le choix du photographe, en terme de plan. Qui dit cadrage, dit aussi composition. La composition d’une photo revient pour le photographe à décider de ce qu’il met dans son cadre. Et une des grandes notion en composition, c’est la règle des tiers.

La règle des tiers est une notion fondamentale pour composer une photo. Cette règle des tiers consiste à diviser l’image en trois plans. Le sujet doit idéalement se situer au deuxième plan. L’avant plan et l’arrière plan devant servir à accompagner le sujet. Ces plans orientent le regard du spectateur.

Et avec ces six grandes notions de base, vous avez les fondamentaux pour débuter en photographie et vous lancer pour raconter vos propres histoires en image.

vocabulaire photo guide débutant

Les autres notions pour débuter en photographie

Dans cette partie, vous trouverez un pêle-mêle de définitions de tout un tas de vocabulaire photo qu’il est indispensable de connaître quand on est débutant.

Balance des blancs et exposition

Commençons par la balance des blancs, quand on définit la balance des blancs, on règle alors la valeur de la couleur blanche sur notre image. Cet outil est nécessaire pour s’assurer d’une retranscription exacte de la scène. La balance des blancs se mesure en unité Kelvin qui permet de mesurer la température de la couleur.

Autre notion que vous devez lire régulièrement, c’est l’exposition. L’exposition est corrélée à l’ouverture et au temps de pose qui définissent la quantité de lumière que va recevoir le capteur. Néanmoins, on trouve aussi l’exposition dans les réglages de l’appareil photo. Il s’agit de la correction d’exposition. On peut alors augmenter ou diminuer la luminosité de la photo. On parle de sous-exposition lorsqu’il y a peu de lumière qui entre dans le capteur, cela donne une image sombre, soit par choix, soit par erreur. À l’inverse, on parle de sur-exposition pour une photo trop lumineuse. C’est à dire qu’il y a trop de lumière qui est entrée dans le capteur, par choix ou par erreur, là encore.

Basse lumière, hautes lumières, et histogramme

La lumière est une notion fondamentale en photo, photographier signifie écrire avec la lumière, elle est indispensable à cette pratique. Et justement, des termes autour de la lumière, il y en a beaucoup. À commencer par la basse lumière ou faible luminosité, il s’agit des zones sombres d’une photo. La faible luminosité est aussi une situation de prise de vue où la lumière manque, c’est le cas en intérieur avec peu d’éclairage ou la nuit. À l’inverse, les hautes lumières sont les zones très claires et même trop éclairées d’une image. On dit parfois qu’une partie de l’image est « cramée » c’est à dire qu’il y a trop de lumière au point que le capteur n’a pas pu enregistrer les informations de votre scène.

Justement, c’est là que l’histogramme entre en jeu. L’histogramme est un graphique que l’on peut afficher soit sur l’écran avant prise de vue, soit sur l’image directement et qui permet d’analyser les informations lumineuses de la photo. Notamment, on peut y lire les zones d’ombre (basse lumière) et de hautes lumières. Autre notion dont tout débutant a entendu parler : contre-jour. Il y a contre-jour lorsque la source de lumière principale ou la plus importante se situe derrière votre sujet. En conséquence, elle assombrit votre sujet, alors qu’il vaut mieux que le sujet soit bien éclairé.

HDR et plage dynamique

Aujourd’hui, de nombreux appareils photo disposent d’une fonction HDR. Le HDR signifie High Dynamique Range et consiste à augmenter la plage dynamique de l’appareil. En prenant plusieurs photos avec des niveaux d’exposition différent et en les assemblant, on peut alors obtenir une image qui capte autant les hautes lumières que les basses lumières. À noter, la plage dynamique est propre à chaque appareil/capteur. Il s’agit de la plage de sensibilité du capteur des basses lumières jusqu’aux hautes lumières. Un capteur avec une bonne plage dynamique vous permettra de photographier des scènes avec une variation de lumière très importante.

Contraste et saturation

Autres notions dont on a tous entendu parler sans forcément en saisir le sens : le contraste et la saturation. Le contraste correspond à la différence de lumière entre les zones sombres et les zones claires d’une image. La saturation fait référence à la densité d’une couleur. On parle de saturation élevée quand une couleur est vive et au contraire de faible saturation quand une couleur est passée.

Voilà, après cette lecture, vous avez toutes les bases du vocabulaire photo pour les débutants. Entre comprendre la définition et la mise en pratique, il faut parfois un peu de temps. Mais avec de la pratique, le langage photo vous sera bien plus clair.

Le vocabulaire photo pour les niveaux avancés

Vous avez beau être un amateur avancé, lorsque vous lisez des fiches techniques, des tests terrains ou encore des tutoriels, vous ne comprenez pas toujours tout ! C’est pour être accessible à tous que sur ce blog on se concentre sur des termes compréhensibles et sur une expérience réelle plutôt que sur du jargon technique. Il n’empêche que la photographie est un loisir technique. Et comme pour les débutants, le vocabulaire photo concernant le matériel revêt de nombreux termes complexes qu’il convient de connaître. Car le matériel est notre indispensable à nous photographes. Sans appareils, impossible de capter le monde qui nous entoure…et avec le mauvais matériel, il est difficile de le faire à notre goût !

De même, quand on veut aller plus loin dans sa pratique, dans sa créativité, alors maîtrisez le vocabulaire photo des techniques photographiques plus avancées est fondamental ! Commençons par le langage photo côté matériel.

Le langage photo avancés côté matériel

Soyons honnête, si on peut maîtriser son appareil photo et ses objectifs, comprendre le vocable technique n’a rien d’intuitif. C’est d’autant plus vrai quand on commence à s’intéresser de près aux objectifs. Car l’optique est tout aussi fondamentale que le capteur, voire plus. Sans la bonne optique, difficile de mettre en image toutes vos idées. Voyons tout cela de plus près.

Ici, je vous propose d’évoquer un à un le jargon technique autour de l’optique. Commençons donc par la notion d’aberration chromatique. L’aberration chromatique est un défaut que l’on trouve sur l’objectif et qui a pour conséquence l’apparition de bandes colorées sur les contours du sujet dans les zones très contrastées.

Quant à l’aberration asphérique, c’est aussi un défaut de l’objectif qui entraîne un manque de netteté sur les bords de l’image. Il se produit lorsque la lumière qui passe par les bords d’un objectif ne converge pas sur le même plan que la lumière qui passe par le centre.

Quelques défauts de l’optique

Autre défaut d’une optique, c’est la distorsion. La distorsion est le fait d’une image dont l’horizon n’est pas rectiligne, il en résulte une image distordue. C’est souvent le cas lors de la prise de photo de bâtiment en ultra grand angle où les lignes géométriques du bâtiment ne sont plus droites. Si on trouve souvent cette notion de distorsion pour les ultras grand angle, on constate de la distorsion à différents niveaux de focales.

Quant à la diffraction, elle se manifeste par une perte de netteté de l’image qui intervient lorsque l’on photographie avec une petite ouverture. Lors de l’utilisation d’une telle ouverture, la lumière est dispersée ce qui explique le phénomène de diffraction.

Mais il existe d’autres défauts optique, tel le flare. On parle de flare quand des lumières parasites apparaissent avec une perte de contraste de l’image.

Enfin, dernier défaut optique, le vignettage. Le vignettage, c’est lorsque les bords de l’image sont sombres. Ce vignettage est un défaut de l’objectif, bien qu’il puisse aussi être recherché à des fins artistiques.

langage photographique définitions

Les qualités de l’optique

Néanmoins, le plus important en matériel, ce sont les qualités de l’optique ! À commencer par le piqué ! Le piqué signifie netteté ! On parle d’optique avec un bon piqué quand elle permet d’obtenir des images nettes et détaillés. C’est, évidemment, une caractéristiques très recherchée quand on s’apprête à acheter un nouvel objectif.

Autre qualité optique recherchée, c’est le bokeh ! Le bokeh est un mot japonais pour désigner le flou d’arrière plan, c’est à dire le flou qui entoure l’arrière du sujet. D’une optique à une autre, on n’obtient pas du tout le même bokeh ! Personnellement, je suis une grande passionnée de bokeh (et de piqué !)

Les caractéristiques de construction d’une optique

Un objectif est composé d’un diaphragme qui est l’élément de l’optique qui laisse plus ou moins entrer la lumière dans le capteur. Ce diaphragme se compose de plus ou moins de lamelles.

Niveau netteté, chaque objectif dispose d’une distance minimale de mise au point. La distance minimale de mise au point est la distance minimale entre l’appareil et le sujet pour pouvoir faire le point et donc déclencher. Si vous êtes trop près, vous ne pourrez pas prendre de photo et de toute façon votre sujet sera flou.

Les typologies d’optiques

Chaque objectif dispose de sa propre distance focale. La distance focale correspond au chiffre en mm que l’on trouve sur les références de l’optique qui correspond au champ de vision que permet l’optique. Ainsi, pour un champ de vision large, on parle d’objectif grand angle, et parfois même ultra grand angle. À l’inverse, quand on a un champ de vision très serré, on parle de télé-objectif. Entre les deux, pour passer d’un grand angle au télé-objectif (modéré), on parle de zoom transstandard.

Sur de nombreux télé-objectifs, on peut augmenter la puissance de zoom et donc diminuer le champ de vision grâce à un doubleur focale (ou multiplicateur). Comme son nom l’indique, un doubleur focale permet de doubler la focale de l’objectif, ainsi un 70-200 mm devient un 140-400 mm (il existe également des multiplicateurs focales de 1,4). À savoir, on parle parfois de convertisseur.

J’en ai parlé dans la partie débutant, chaque objectif est compatible avec une typologie spécifique de boitier, on parle de monture pour trouver la compatibilité. Néanmoins, il existe sur le marché des bagues d’adaptation. Une bague d’adaptation permet de fixer un objectif avec un boitier normalement incompatible.

Voilà, le langage du matériel optique est plus clair pour vous maintenant. Vous ne vous arracherez plus les cheveux sur les tests techniques. Voyons maintenant de plus près les termes techniques pour améliorer ses prises de vue.

Le vocabulaire photo niveau avancé pour progresser en photographie

La notion de profondeur de champ

Au delà de l’ouverture, de la vitesse et des ISO, quand on veut apprendre la photographie, il y a bien d’autres termes à connaître afin d’aller plus loin. À commencer par la profondeur de champ qui est une notion fondamentale. La profondeur de champ correspond à la zone de netteté de votre photo. On parle de faible profondeur de champ quand la zone de netteté est faible ou de grande profondeur de champ quand la zone de netteté est importante.

Autre notion en lien avec la zone de netteté, c’est la distance hyperfocale. L’hyperfocale consiste à optimiser la profondeur de champ en obtenant la zone de netteté maximale. Pour cela, il faut trouver la distance la plus courte entre l’appareil photo et le début de la zone de netteté. Il faut également se mettre en mise au point infini.

À l’inverse, le Tilt Shift consiste à diminuer la profondeur de champ en augmentant les zones floues. Voilà pour les considérations techniques autour de la profondeur de champ. De mon point de vue, comme les réglages de bases et le cadrage, la profondeur de champ fait partie des fondamentaux en photographie.

lexique des termes techniques en photo

Low key, High Key et bracketing

Lors de sa prise de vue, on peut aussi jouer avec l’exposition à des fins créatives et artistiques. Ainsi, il est possible de prendre volontairement des images en High Key, cette technique consiste à sur-exposer délibérément son image. À contrario, le Low Key consiste à sous-exposer sa photo.

D’ailleurs, il est possible de prendre une même photo avec divers niveaux de correction d’exposition, on appelle cela le bracketing d’exposition. Le bracketing consiste à prendre plusieurs photos d’une même scène avec des réglages différents. On peut effectuer soit un bracketing en changeant manuellement ses paramètres, soit directement dans l’appareil photo si celui-ci le permet.

Intervallomètre et Timelapse

Un intervallomètre est un moyen de prendre des photos à intervalle régulier. Cela peut se faire soit à l’aide d’une télécommande, soit directement dans votre appareil s’il est doté de cette fonction. On utilise un intervallomètre pour faire un Timelapse qui consiste à créer une vidéo à partir de plusieurs photos d’une même scène. Le timelapse est généralement une vidéo rapide de quelque chose qui est lent. Exemple : construction d’un immeuble, plante qui pouse, etc.

Autre vocabulaire photo avancé

Peut-être avez vous déjà entendu parler de « déboucher les ombres ». On dit qu’une zone est bouchée dans une image pour parler d’une zone si sombre que l’appareil n’a pas pu capter l’ensemble des informations. Souvent, le flash permet justement de déboucher les zones d’ombres. Le flash consiste à éclairer avec une lumière brève et intense une scène à photographier. Certains appareils photo ont des flash intégrés, pas toujours de qualité suffisante, et sinon, on peut ajouter un flash externe sur la griffe du boitier.

Quand on veut faire une pose longue, on modifie le temps de pose. Pour certains temps de pose, il faut parfois passer en mode BULB. Ce mode BULB permet d’effectuer un temps de pose aussi longtemps que l’on reste appuyé sur le déclencheur.

Si vous voyez un jour le mot calibrage, cela consiste à régler son écran pour obtenir à l’affichage exactement les mêmes couleurs que sur une impression papier. On parle de calibrer un écran ou de calibrage des couleurs.

La cellule d’un appareil photo est l’élément qui calcule la luminosité de la scène à photographier afin de régler correctement l’exposition.

Souvent, on entend parler de crop. Le crop est le fait de recadrer une photo. Si vous gardez une petite partie d’une photo en la recadrant, vous effectuez un crop ! Mais le crop peut aussi venir de l’appareil directement ! Par exemple, sur certains boitiers, on a un recadrage quand on filme, on parle de crop.

Enfin, terminons par une technique photo créative, le light painting. Le light painting signifie littéralement peindre avec la lumière. Cette technique consiste à utiliser des lumières artificielles et de couleurs pour ajouter des motifs ou même des mots sur ses photos de nuit.

En conclusion

Après cette longue lecture, vous vous y connaissez bien plus en vocabulaire photo. Vous l’avez remarqué, les termes sont nombreux, complexes et pas toujours intuitifs. Mais avec le temps, on les maîtrise et cela permet d’acquérir de nouvelles techniques photographiques.

Bien sûr, cet article n’est pas exhaustif. Il y a encore plein d’autres termes, notamment autour de la photo studio, de l’éclairage artificiel, à évoquer. Voilà pourquoi ce post est vivant et sera régulièrement mis à jour.

Un mot de vocabulaire photo n’est pas présent ? Laissez-nous un commentaire et on vous répondra !

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4 commentaires

Franck Brémeault 3 octobre 2021 - 15 h 40 min

Parfaitement résumé comme à chaque fois, bravo. Cependant j’aurai ajouté une option supplémentaire dans la qualité optique des objectifs : le nombre d’éléments et de groupes. En effet, plus un objectif à d’éléments plus il corrige les aberrations. Facteur essentiel pour certains ☺️

Répondre
Nadia et Benoit 3 octobre 2021 - 18 h 33 min

Merci Franck,

Oh oui, je suis bien d’accord ! Je fais partie de ceux qui regardent ça avec attention lol ! Mais j’ai volontairement été simpliste pour ne pas être trop inaccessible aux débutants 🙂

Bon dimanche,

PS : nous sommes un blog 100% indépendant des marques, n’hésitez pas à nous soutenir pour nous aider à continuer à rédiger des articles sur notre temps libre. Vous pouvez nous aider dans notre projet en cliquant sur les liens avant d’acheter, cela ne vous coûtera rien de plus. Par contre, ce simple geste soutiendra la création de notre contenu gratuit et de qualité !

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Stefan Vago 3 octobre 2021 - 11 h 59 min

Bonjour,

Je trouve vos blogs extrêmement bien faits, et bien vulgarisés !
C’est top.

J’instruits de jeunes Interactive Media Designer, et vos blogs participent de cette formation.

Juste une question quant aux images qui figurent sur votre site/blog: votre visage apparaît très souvent avec une teinte jaune safranée. Est-ce dû à du maquillage ou a un effet de lumière ??

Merci
Stefan

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Nadia et Benoit 3 octobre 2021 - 13 h 55 min

Bonjour Stefan,

Mais dis donc, je vais demander des royalties sur mon contenu non libre de droits (Oui, c’est mon côté juriste qui ressort) 😀

Concernant ma teinte jaune safranée, j’imagine que voici le fautif : mon Fond de teint ! 😉

Bon dimanche,

Nadia.

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