Sigma fp L : le test terrain et avis

par Nadia et Benoit

Dans les nouveautés pour cette année, on espérait la sortie d’un hybride plein format en monture L au gabarit léger. On réclamait, en effet, une sorte de GX version full frame. Un modèle qui aurait le mérite de coller aux demandes actuelles des utilisateurs qui recherchent de la compacité. Oui mais avec une excellente qualité d’image ! On l’avait demandé du côté de Lumix et finalement, c’est le Sigma fp L qui est venu nous surprendre ! Cette nouvelle version a de quoi en bluffer plus d’un par sa grande compacité : c’est le plus petit et le plus léger hybride full frame du marché. La grande surprise vient aussi et surtout de son capteur de 61 Millions de Pixels ! Et aussi de son tarif très agressif ! Compacité, haute résolution et rapport qualité/prix compétitif, voilà un boitier qui ne pouvait que nous intéresser.

Ajouté à cela, une compatibilité avec nos objectifs Sigma & Lumix S en monture L, on était certain, dès sa sortie, qu’on le testerait. Cela fait donc plusieurs semaines qu’on l’a emmené partout avec nous. On l’a testé dans de nombreuses conditions et avec tous les objectifs que l’on possède en L-Mount. Voici donc notre retour d’expérience très concret pour vous partager notre avis suite au test du Sigma fp L. Photos de paysage, architecture, portrait, mode, sport ou encore photo animalière…on a tout essayé avec ! Attention, il y a beaucoup de photos et l’article est très long !

Sigma fp L avis

Ergonomie du Sigma fp L

Niveau style, avant d’entrer dans le vif du sujet de la prise en main, voilà un boitier au look original dans le monde du plein format. Dans la rue, ce petit pavé a surpris plus d’un passant qui m’a vu avec. On ne peut même plus parler de ligne épurée tant Sigma fait dans la simplicité. Simple mais efficace voilà un boitier très classe. Il va très bien, d’ailleurs, avec notre Sigma 85 mm f1.4 DG DN Art ou encore le Sigma 14-24 mm f2.8 DG DN Art. Le look c’est sympa mais on est tous d’accord que ce n’est pas ce qui fait les photos. A l’usage, est-ce pratique de photographier avec ?

Sigma fp L poids

Un appareil photo hybride plein format au gabarit très compact

La première chose qui frappe quand on l’a entre les mains c’est donc son gabarit ! Sans viseur, il est même légèrement plus petit en longueur que mon vieil Iphone SE. Difficile de croire qu’on a entre les mains un capteur plein format de 61 Millions de Pixels.

Car le Sigma fp L mesure 112,6 mm en longueur, 69,9 mm en hauteur et 45,3 mm d’épaisseur. Dis comme ça, cela peut paraître incroyable quand on sait qu’il embarque un capteur plein format de 24×36 mm! On est loin des minis capteurs des smartphones. Seul l’épaisseur est bien plus conséquente, en comparaison, et c’est tant mieux pour une meilleure prise en main. Niveau poids, il pèse à peine 380 grammes, quand il est nu, soit moins que mon cher Lumix GX9 qui m’accompagnait lors de mes premiers mois de jeune maman. Sauf qu’ici, on a bien un capteur plein format haute résolution. Si on le compare aux boitiers plein format haute résolution des marques concurrentes, on est loin des 665 grammes du Sony a7R IV ou des 705 grammes du Nikon Z 7II et très loin des 1020 grammes du Lumix S1R…!

Aussi, même si cela ne me dérange pas d’avoir un boitier lourd, je sais que nombreux photographes n’ont pas (plus) envie de matériel encombrant. Et moi même, j’ai apprécié à l’usage de tenir à la main ce boitier sans aucun effort physique. Le Sigma fp L répond donc parfaitement aux critères du moment.

Sigma fp L taille

Idéal au quotidien

Car grâce à lui, j’ai ressorti de mon armoire une pièce de mode typiquement féminine que je n’utilisais plus depuis quelques années : mon sac à main ! Moi qui parcourt ma ville à pied sur des kilomètres, avec un jeune enfant, j’ai apprécié de partir plus légère que d’habitude.

Même fixé avec une focale fixe haut de gamme, tel un 85 mm f1.4, j’ai pu glisser ce petit boitier dans mon sac à main ! Ce cher sac que j’avais troqué depuis quelques années pour un sac photo. Qu’on le porte autour du cou, avec une dragonne au poignet ou dans son sac à main (ça marche pour la sacoche), voilà un boitier qui n’encombre pas. Et c’est forcément plaisant de partir léger. Ainsi, j’ai pu allier l’envie d’être bien habillée avec ma passion pour la photo. Et quand on sait qu’il embarque un capteur plein format de 61 Millions de Pixels, c’est quand même une sacré prouesse ! Car pour moi, la qualité prime sur la compacité. Or, ici on a les deux ! Plus besoin de choisir ! Pour partir aux beaux jours pique-niquer en famille, voilà un appareil photo idéal pour ramener de superbes souvenirs.

test terrain Sigma fp L

Un hybride pour le voyage aussi

Voilà pourquoi, j’ai adoré photographié ma ville avec, sans porter un sac lourd sur le dos. Ca me change sacrément ! Ceci explique aussi pourquoi cet appareil photo me semble pertinent pour le voyage. D’ailleurs, cela m’a rappelé nos jeunes années en vacances en Amérique du Nord avec notre Sony Nex 5. A l’époque, je partais avec seulement mon appareil photo autour du cou et rien d’autre. Ça a bien changé depuis !

Car en voyage, nous sommes nombreux à marcher de longues heures dans les grandes villes du monde ou en pleine nature ! Et sur plusieurs jours, le rythme intense des balades couplé à un sac à dos lourd, cela s’avère bien fatigant. Ici, associé avec un Sigma 28-70 mm f2.8 DG DN Contemporary, on a un duo de 900 grammes environ et d’une grande discrétion. De plus, il arrive dans de nombreux endroits qu’on n’ait pas non plus envie de se faire remarquer. Et justement, avec son obturateur électronique, vous pouvez photographier sans faire aucun bruit. Pour les musées et les églises, c’est un point positif.

D’ailleurs, cet appareil photo est résistant à la poussière et à l’humidité ce qui est un point important quand on voyage. Amateurs de randonnées, comme nous, vous pourrez donc l’emmener ! Et dans le sac de rando, ça libère pas mal de place ! (Attention, pour une étanchéité optimale, l’optique et le boitier doivent être tropicalisés). Par contre, l’autonomie de la batterie n’est pas exceptionnelle, on doit être à 200 photos comme sur mon GX9. Il vaut mieux acheter une deuxième batterie en supplément, voire une troisième car le prix est très abordable.

Sigma fp L avis utilisateur

Une prise en main plutôt bonne

Avec son petit gabarit et son style rectangulaire, voilà un boitier qui n’a pas de poignée avancée pour y poser la main droite. Moi qui aime les boitiers robustes avec une bonne prise en main, j’étais donc sceptique de prime abord. Car, en plus, je suis maladroite, aussi avant de l’avoir, j’avais peur de le faire tomber…Je me voyais déjà commander une poignée en option

Finalement, la prise en main est bonne. Les touches sont bien placées et à aucun moment je n’ai touché involontairement de boutons pendant que je photographiais. Pour tester la prise en main, je l’ai fixé avec des objectifs légers, comme le Sigma 35 mm f2 DG DN Contemporary mais aussi des plus lourds. Ainsi, même avec notre Sigma 14-24 mm f2.8 DG DN Art et ses 795 grammes, ça passe ! Bien sûr, pour assurer une bonne prise en main, j’ai utilisé ma sangle Peak Design ou ma dragonne de la même marque. J’ai même pris des photos avec le Sigma 150-600 mm DG HSM Contemporary + la bague d’adaptation Sigma EF-L-Mount, et j’ai survécu ! Bon, avec mes petits bras et mes petites mains, j’ai eu un peu de mal. Mais Benoît, lui, s’en est sorti comme un chef.

Bref, non seulement, je ne l’ai pas fais tomber mais en plus j’ai pu photographier dans de bonnes conditions. De toute façon, sinon, j’aurai pesté ! Alors que là, j’ai adoré l’utiliser avec le Sigma 85 mm f1.4 DG DN Art ou encore le Lumix S 24-105 mm f4. Nul doute qu’avec un Sigma 24-70 mm f2.8 DG DN Art, j’aurai aimé. Car, toujours sur la prise en main, j’ai trouvé cet appareil photo rapidement accessible.

Sigma fp L prise en main

Des menus faciles à appréhender

Un des points que j’ai trouvé positif sur cet appareil photo, c’est la facilité des menus. Habituée à Lumix depuis 2015, je navigue les yeux fermés dans les menus de mes boitiers. Passer d’un modèle à l’autre est transparent pour moi et je suis dans un certain confort. De plus, en testant d’autres marques d’appareils photos, j’ai parfois trouvé les menus des autres compliqués. Or, je passe d’un style photo à un autre très rapidement. J’alterne entre photo de paysage, portrait, animalier,…j’ai donc besoin d’accéder facilement aux réglages que je souhaite pour chaque usage.

Naviguez dans les menus aisément

Avec le Sigma fp L, on a des menus très simples, clairs et donc faciles à utiliser. En moins de 24 heures, j’avais fais le tour de la fonction menu et appréhendé l’appareil. En 48 heures, je le maîtrisais pleinement. Et heureusement, car nous avions prévu la séance photo de test du fp L la plus compliquée dès le premier jour. En effet, la météo et nos emplois du temps ne nous laissaient pas beaucoup de choix. Nous avions un créneau de bon matin, avec un vent très froid, Benoît habillé peu chaudement, notre fils à faire patienter et moi à photographier… Je devais donc être rapide pour que la famille ne finisse pas malade. Pendant toute la séance, c’est avec une grande facilité que j’ai effectué les réglages, que j’ai navigué dans les menus…! Bref, les menus sont vraiment très simples et cela m’a grandement aidé à m’approprier très rapidement cet appareil photo.

Par contre, les menus ne sont pas tactiles…c’est dommage car cela permet de gagner du temps. Je vais y revenir dans le paragraphe sur l’écran. Finalement, je ne me suis pas du tout servi de l’option QR Code qui sert à enregistrer ses réglages. Il faut dire que je ne suis pas vraiment addict à mon téléphone, bien au contraire.

Sigma fp L ergonomie

Des boutons et molettes bien placés

Les boutons sont très bien placés. Forcément, avec un petit boitier, on n’a toujours peur d’appuyer au mauvais endroit. Là, pas de problème à signaler. Concrètement, sur le haut du boitier, on a le bouton déclencheur, la molette pour effectuer ses réglages d’ouverture et/ou de vitesse. Un bouton REC que je trouve très élégant pour déclencher la vidéo. Et toujours avec beaucoup d’élégance, on a un bouton pour alterner entre photo/vidéo. Ainsi, en mode vidéo, l’écran et les menus sont différents par rapport au mode photo. Cela évite les menus à rallonge. La molette tourne bien et les boutons sont agréables.

Des réglages rapidement accessibles

A l’arrière, on trouve une petite butée pour contenir le pouce, c’est elle qui participe grandement à une bonne prise en main du Sigma fp L. Quand je le tenais sans sangle ni dragonne pour les photos de l’article, cela m’a permis de le tenir correctement en évitant les chutes ! Niveau bouton, on trouve le strict nécessaire mais tout ce qui est indispensable. Le bouton QS permet d’accéder rapidement aux réglages les plus importants. Par contre, c’est dommage, ce mini menu n’est pas tactile. On trouve aussi un bouton AEL, très pratique ou encore le bouton MENU pour accéder à l’ensemble des fonctionnalités et réglages du boitier.

Toujours à l’arrière, une roue permet de naviguer dans les menus, régler l’exposition ou encore accéder à des réglages rapides en appuyant plutôt qu’en la tournant.

menu réglages Sigma fp L
Tous les réglages à portée de main

Cette roue est pratique et je l’ai vite adopté. Je l’ai beaucoup utilisé pour choisir entre AF-S, AF-C (MF dans une moindre mesure) et pour alterner entre la mise au point sur zones multiples, une zone précise ou le suivi. Bref, c’est un peu la pierre angulaire du boitier quand on est en plein réglage. Enfin, on trouve en retrait plusieurs touches. Leur positionnement sous l’écran est pertinent car on ne risque pas d’appuyer dessus par erreur. On trouve le bouton de visualisation des photos, l’accès au mode de prise de vue (A, M, S…) avec la possibilité d’ailleurs d’avoir des profils enregistrés. Ou encore, un bouton « COLOR » permettant d’accéder rapidement aux différents rendus de couleur. Bref, j’avais au bout des doigts tous les réglages qui me sont indispensables.

Et même si les menus ne sont pas tactiles, à l’usage, je n’ai pas eu à m’en plaindre. (Ce serait mieux quand même pour le prochain modèle !).

Un écran de bonne qualité mais…

Une des particularités du Sigma fp L c’est qu’il peut s’acheter sans viseur. Moi qui photographie principalement au viseur, je savais que j’allais donc regarder de très près ce point. Car d’un appareil photo à l’autre, la qualité de l’écran n’est pas la même. Il n’était pas question de me trouver en difficulté pour photographier.

avis écran Sigma fp L

Ici, l’écran est de bonne qualité ! Quelque soit les conditions météos, même par un temps très ensoleillé, c’est plaisant de photographier avec l’écran. C’est un point positif ! De plus, l’écran est tactile pour choisir la mise au point sur une zone plutôt qu’une autre. Là aussi, j’ai apprécié, même si un joystick n’aurait pas été de refus. Il faut dire que c’est un outil que j’utilise beaucoup. De même, on se sert du tactile pour utiliser la fonction « crop zoom » en pinçant l’écran. (Il s’agit de recadrer avant de photographier plutôt qu’en post-traitement). Par contre, l’écran n’est pas orientable, ni inclinable. Et pour jouer avec certains angles en photo, j’ai dû me tordre ou appeler mon fils et son centre de gravité plus bas pour m’aider.

Si vous aimez les écrans inclinables pour faire des photos avec des angles originaux, il faut alors se munir du viseur en option.

Sigma fp L test

Un viseur en option

Car comme sur mon cher Lumix GX9, le viseur est inclinable. Et là, tout de suite, pour les angles de vues ras de terre, par exemple, ça va beaucoup mieux.

Avec ses 2,36 millions de points, je n’étais pas forcément la plus enthousiaste sur le viseur. D’autant que je trouve son tarif assez élevé. Néanmoins, en plus d’être inclinable, il est aussi très plaisant d’usage. Par forte lumière, en pleine journée, cela repose les yeux. Et surtout, il a une qualité suffisante pour bien voir ce que l’on photographie. Quand on utilise une grande ouverture, c’est important. De même son positionnement à gauche et sa proéminence sont doublement intéressants ! Il évite d’avoir le nez aplati contre l’écran ! De plus, pas de buée sur les lunettes avec le masque, je peux à nouveau photographier au viseur avec clarté.

viseur EVF Sigma fp L avis

Un petit plus non négligeable

A savoir, il n’y a, à ma connaissance, pas de détection de l’oeil du viseur. Il faut choisir sur le viseur entre faire fonctionner le viseur ou l’écran. Cela m’a valu d’oublier souvent d’éteindre le boitier. Mais, le point positif c’est que lorsqu’on est au viseur, le tactile de l’écran fonctionne toujours. Ainsi, on peut faire la mise au point tactile tout en étant au viseur. Et ça, c’est chouette ! Finalement, j’ai presque oublié ma demande de joystick.

Ce viseur en option est donc très agréable à utiliser surtout pour compenser l’absence d’inclinaison de l’écran. Néanmoins, il fait grimper la note de beaucoup. Même si, en regardant de plus près, l’ensemble reste toujours bien moins cher que les autres appareils photos hybrides haute résolution tel le Lumix S1R, le Sony a7R IV ou encore le Nikon Z 7II. Car oui, c’est bien face à ces trois costauds que le Sigma fp L se positionne vu la résolution de son capteur. Pourtant, son tarif laisserait croire qu’il se place face à un Sony a7C.

viseur Sigma avis

Un vrai confort dans la prise de photo

Moi qui suis habituée à des boitiers lourds, costauds et avec une prise en main solide, je dois admettre que je me suis laissée séduire par ce Sigma fp L. Je ne peux que reconnaître qu’il est plaisant à utiliser et que son ergonomie est bien pensée. Et ce viseur optionnel permet de choisir entre les fois où l’on a envie de sortir avec ou non ! Par contre, avec un seul slot pour carte SD, il faut prévoir du lourd. Notre carte SD 128 Go avec une vitesse d’écriture de 90Mo/secondes a souffert ! Il faut prévoir une carte SD rapide. D’ailleurs, si j’ai un reproche en terme de construction à faire c’est au niveau du loquet de la trappe pour insérer la batterie et la carte SD. S’il a très bien tenu face à mes assauts, j’ai quand même peur qu’il se fragilise avec le temps.

Prise en main du Sigma fp L : une bonne surprise

Pour le reste, ce Sigma fp L a très bien tenu la route, y compris quand je l’ai poussé avec des optiques lourdes. Car je l’ai testé avec toute la panoplie d’objectifs en monture L que je possède : le Sigma 85 mm f1.4 DG DN Art, le Sigma 14-24 mm f2.8 DG DN Art ou encore le Lumix S 24-105 mm f4 qui pèsent bien lourd à côté du Sigma 35 mm f2 DG DN Contemporary. Et j’ai même photographié avec une bague d’adaptation EF-L-Mount + un Sigma 150-600 mm DG HSM Contemporary, une optique qui pèse 2 kg…autant vous dire qu’on n’est pas passé inaperçus avec ! Ceci étant dit, en photo comme en vidéo, ça donne quoi ? Commençons par la partie photographie.

test terrain Sigma fp L

Quelle qualité d’image en photo avec le Sigma fp L ?

Evidemment, sa seule compacité ne suffit pas à donner tout son intérêt à ce boitier. Des appareils photos légers, il en existe quelques uns. Oui mais avec un capteur plein format, la liste se réduit alors comme peau de chagrin. Car le capteur plein format (ou full frame), c’est un peu le graal. C’est le capteur de prédilection des photographes professionnels bien que de nombreux amateurs passent aussi le pas de cette taille de capteur, nous les premiers.

Car la taille du capteur n’est pas seulement un aspect technique parmi d’autres. De mon point de vue, c’est même l’élément fondamental d’un appareil photo. Qui dit plein format, dit plus grande profondeur de l’image, plus de netteté et aussi un flou d’arrière plan plus marqué. Jusqu’à présent, à cela, j’affirmais qu’en contre-partie, les objectifs, notamment, étaient plus lourds et plus chers. Seulement voilà, depuis quelques mois, avec ses annonces, Sigma a décidé de me faire mentir !

capteur plein format bayer profondeur paysage
23 mm – f7.1 – 1/160 – ISO 100

La beauté d’un capteur plein format

Je ne m’en cache pas, depuis que j’ai découvert le plein format, je me demande pourquoi je n’ai pas débuté avec ce type d’appareil photo. Car l’apport du « full frame » ce ne sont pas que des mots. Et de ce point de vue, j’ai retrouvé tout ce que j’aime du plein format avec le Sigma fp L.

Une profondeur de l’image qui sublime les paysages

Ainsi, j’ai une profondeur dans mes photos comme je la recherche à chaque cliché. Ici, pas d’image plate, chaque plan est très clairement marqué. Pour qui prend soin de respecter la règle des tiers et une composition travaillée, on est vite récompensé.

Basilique Fourvière depuis passerelle des quatre vents
24 mm – f7.1 – 1/160 – ISO 100

L’avant plan, le deuxième plan comme le troisième plan sautent aux yeux. Cela donne de belles lignes aux photos qui amènent d’autant plus le spectateur vers le sujet que l’on veut montrer. Le sujet, justement, est comme en trois dimensions comme s’il s’apprêtait à sortir de l’écran. Cela donne des photos avec un sujet qui ressort très nettement. Pour avoir des appareils photos micro 4/3 et APS-C, avec le plein format, on se prend une claque visuelle. Je l’ai déjà dis pour d’autres appareils photos et le Sigma fp L n’échappe pas à la règle. On a toute la magie du plein format dans un boitier de poche. Voilà pourquoi j’ai particulièrement pris soin de réfléchir au cadrage de mes photos. Car c’est typiquement le genre de matériel qui donne envie de progresser. Pour des photos de paysage qui prennent vie, il n’y a pas mieux.

profondeur de champ photo paysage
35 mm – f2 – 1/2500 – ISO 100
photo serre parc Lyon
35 mm – f8 – 1/250 – ISO 100

Des images d’une grande netteté

Au delà de la profondeur, ce sont surtout des images d’une grande netteté que l’on obtient avec ce petit appareil photo. Je l’ai testé avec diverses optiques, de gamme Contemporary comme Art et des objectifs Lumix S et à chaque fois, j’ai obtenu des photos très nettes, avec beaucoup de piqué.

macro de fleur prise avec appareil photo hybride plein format
105 mm – f4 – 1/250 – ISO 100
qualité image Sigma fp L avis
105 mm- f4 – 1/100 – ISO 125

Allié aux 61 Millions de Pixels du capteur, il y a quelque chose d’exceptionnel à pouvoir découvrir les détails sur une image bien après l’avoir photographié. Ainsi, sur les fleurs, c’est souvent le soir, en visualisant les photos que j’ai pu observer le ballet des insectes printaniers. Sur notre écran 5K, pouvoir zoomer dans des photos de 9520×6320 px, cela donne encore plus de sens à cette netteté incroyable. C’est bien sûr d’autant plus vrai quand on lui fixe des optiques de qualité. Ainsi, photographier avec le Lumix S 24-105 mm f4 la floraison du printemps fut un véritable bonheur pour moi.

test netteté photo Sigma fp L
105 mm – f7.1 – 1/640 – ISO 100

Flou d’arrière plan à tomber pour les amoureux du bokeh

Qui dit profondeur de champ et netteté dit aussi flou d’arrière plan pour sublimer le sujet. Si vous êtes passionnés de bokeh, amoureux de macro de fleurs ou que le portrait est une de vos pratiques photos alors voilà un petit appareil photo qui s’emporte facilement sur le terrain tout en offrant un superbe flou d’arrière plan.

test bokeh macro fleur
105 mm – f4 – 1/100 – ISO 100

Un joli bokeh mais…

Car en terme de rond de bokeh et de flou d’arrière plan, avec le Sigma fp L on en a pour son argent ! Ainsi, moi qui aime les photos avec un sujet ultra net et un flou d’arrière plan marqué, j’ai pu exprimer complètement mon style photographique. Chaque fois que je le souhaitais, j’ai obtenu des clichés avec un superbe flou d’arrière plan. Et en jouant avec la lumière naturelle, j’ai obtenu de beaux ronds de bokeh. Pour des photos de portrait ou encore pour de la macro de fleurs ou simplement des plans rapprochés, on a ainsi un beau bokeh qui sublime plus encore le sujet. Par contre, attention ! Si vous aimez les ronds de bokeh avec des lumières artificielles c’est une toute autre histoire. On se trouve face aux limites de l’obturateur électronique ! J’en parle plus bas dans l’article.

avis bokeh Sigma fp L
135 mm – f1.8 – 1/3200 – ISO 320

Néanmoins, tout en menant ce test, j’ai pris énormément de plaisir à réaliser de beaux portraits de notre fils, qui est, évidemment, un de mes sujets préférés en photo. Il faut dire que le Sigma fp L est tellement facile d’usage qu’on a pu alterner entre photos pour l’article et photos personnelles, sans difficulté. En quelques instants je passais du photographe de blog au parent qui photographie son enfant avec tout l’amour qu’on lui porte. Et bien sûr dans une qualité d’image excellente.

rond bokeh Sigma fp L
135 mm – f1.8 – 1/3200 – ISO 320

Sigma fp L et autofocus ?

Mais aujourd’hui, la profondeur de champ, la beauté du bokeh sont peu de choses à côté de l’autofocus. Car on demande à nos appareils photos d’avoir une mise au point automatique performante. Et justement, pour nous faire un avis, on a décidé de pousser ce fp L dans ses retranchements avec de la photo sportive, notamment.

Car le Sigma fp L embarque un autofocus à détection de contraste, souvent décriés sur les Lumix. Et un autofocus à détection de phase, le summum selon les adorateurs de Sony. Alors qu’en est-il réellement ?

test photo portrait flou arrière plan
85 mm – f1.4 – 1/500 – ISO 100

Mise au point automatique et détection de l’oeil

Concrètement, avec le Sigma fp L, on a le choix de la détection de l’oeil et/ou du visage ou de ne pas l’activer. A côté de cela, on peut choisir que cette détection se fasse sur une zone plus où moins étendue de l’image. Enfin, de manière tactile, on peut appuyer sur l’écran pour décider d’un point plus ou moins précis de mise au point. De plus, on peut choisir entre AF-S, AF-C ou Suivi. En terme de choix de focus, c’est complet.

Détection de l’oeil et du visage en pratique ?

En pratique, l’appareil détecte l’oeil de manière visible et le suit bien. On n’est pas en temps réel comme sur les derniers modèles de Sony mais le suivi de l’oeil comme du visage répond bien. D’ailleurs, si l’oeil n’est plus détecté, la détection du visage prend le relais. Sur notre fils, la détection de l’oeil s’est même avérée performante, sur Benoît et moi, moins. J’imagine que nos petits yeux de parents fatigués derrière des lunettes y sont pour quelque chose ! Néanmoins, en photo de portrait ou de mode, on a eu peu de déchets, sauf lorsque mes chapeaux assombrissaient trop mon visage. La détection de l’oeil et du visage fonctionne le mieux lorsque le sujet est proche avec de bonnes conditions de lumière (ni trop, ni pas assez) et que le sujet bouge peu.

test photo sport autofocus
85 mm – f1.4 – 1/800 – ISO 100

D’ailleurs, sur la photo du dessus, bien que Benoît se situe loin de moi, même en photographiant avec une grande ouverture, il est seul parfaitement net au milieu d’un avant plan et arrière plan flou. La netteté de cette image avec une grande ouverture sur un sujet loin est assez bluffante.

photo sport Sigma fp L
14 mm – f2.8 – 1/1600 – ISO 100
session photo de sport roller
35 mm – f2 – 1/2000 – ISO 200
test autofocus Sigma fp L
35 mm – f2 – 1/2000 – ISO 125

Mise au point sur une zone ou un point précis

A défaut de détection oeil/visage, la mise au point automatique sur une zone est aussi un outil disponible. Pour se faire, en appuyant sur l’écran et en tournant la molette, il est possible de sélectionner une zone étendue ou au contraire une zone réduite. Ainsi, pour la photo en plan serré des rollers en action, je me suis servie de cette fonctionnalité pour choisir précisément ma mise au point sans avoir recours à la mise au point manuelle qui est délicate à utiliser avec un sujet en mouvement. Je me suis aussi servie de la mise au point de zone quand il a fallu photographier Benoît en roller. Car, niveau autofocus, pour des sujets en fort mouvement, ce fut un peu plus compliqué.

photographie de sport mise au point automatique
85 mm – f1.4 – 1/800 – ISO 100
mise au point automatique détection phase Sigma fp L
35 mm – f2 – 1/2000 – ISO 160
avis mise au point automatique Sigma fp L
14 mm – f2.8 – 1/1000 – ISO 100

Enfin, on peut aussi définir un point précis, plus ou moins étendu, où doit se faire la mise au point automatique. C’est cet outil que j’ai utilisé pour les photos de fleurs, de macro quand je voulais un résultat précis. Même s’il est doté de la mise au point automatique à détection de phase, ne vous attendez pas à un autofocus qui suit le sujet au millième de seconde près. C’est efficace sur un sujet peu mobile, oui mais pas ultra performant. Pour la photo de sport, c’est plus délicat. J’ai quand même réussi à photographier Benoît qui saute en roller en autofocus AF-C et en rafale. Par ailleurs, quand le visage et l’oeil ne peuvent pas être détecté, il manque une détection du corps qui permettrait d’améliorer un peu plus les performances du boitier en la matière.

test autofocus Sigma fp L avis
23 mm – f2.8 – 1/640 – ISO 100
photo saut en roller test autofocus
En zoomant, on voit bien que Benoît, en plein saut, est parfaitement net !

Mise au point automatique et photo animalière

Ce test terrain fut aussi l’occasion de fixer un super zoom sur l’appareil photo grâce à la bague d’adaptation MC-21 pour Canon EF vers la Monture L. Ainsi, le Sigma 150-600 mm DG HSM a été notre allié pour de la photo animalière. Un allié de poids pour un résultat photo à la hauteur des efforts fournis pour le porter.

test photo animalière
600 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 100
photo animaux Sigma fp L
150 mm – f6.3 – 1/250 – ISO 100

Point de vue autofocus, il n’y a pas, de manière explicite, de détection animal comme sur un Lumix S5, par exemple. Néanmoins, alors que je zoomais sur le flamand rose ou une grue, j’ai vu apparaître la détection de l’oeil. Et globalement, les collimateurs se positionnent bien sur l’animal à photographier. A défaut, j’ai eu recours à la mise au point sur une zone ou un point précis pour obtenir mes photos animalières. Ainsi, on a réussi à prendre en photo des lémuriens, perchés au loin dans les arbres. Une espèce animale pourtant très difficile à photographier…!

test autofocus animaux
600 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 640
test terrain Sigma fp L photo animalière
600 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 640

Mais le Sigma fp L a plus d’un tour à jouer dans votre sac ! Car en terme de boitier léger dans la même gamme de prix, il existe uniquement le Sony Alpha 7C. Pour autant, ces deux là ne jouent pas dans la même cour ! L’un dispose d’un capteur de 24 Millions de Pixels, l’autre de 61 Millions de Pixels. Ce n’est plus du tout la même histoire.

La haute résolution avec 61 Millions de Pixels

Un appareil photo haute résolution, voilà quelques mois qu’on en parle à la maison. D’ailleurs, juste avant l’annonce de ce boitier, Benoît et moi-même discutions de n’avoir qu’un seul plein format Lumix S de 24 Millions de Pixels polyvalent photo & vidéo, bon dans la montée en ISO. Et à côté, s’acheter un boitier haute résolution, pour nos voyages et pour les bonnes conditions de lumières. Cela fait quelques années qu’on a envie de pouvoir apprécier nos photos de vacances, en montagne comme dans les grandes villes, avec plus de détail. Bref, avoir deux appareils photos complémentaires.

Car depuis que nous avions goûté aux 32 Millions de Pixels avec le Canon EOS M6 Mark II, on avait envie d’un capteur haute résolution. Et plutôt qu’un Lumix S1R, pas vraiment au goût du jour en terme de gabarit, voilà que le Sigma fp L a pointé le bout de son nez.

vue sur skyline de Lyon Bellecour et les Alpes
24 mm – f13 – 1/100 – ISO 100
vue sur skyline de Lyon Bellecour et les Alpes gros plan
24 mm – f13 – 1/100 – ISO 100 (la photo une fois recadrée mesure 4655 x 3095, soit 14 Millions de Pixels)

Une grande liberté de recadrage en post-traitement

61 Millions de Pixels, à quoi ça sert ? Au delà de la possibilité d’agrandissements photos exceptionnels dont je vais parler plus bas, j’ai découvert le recadrage après avoir photographié. Pourtant, de prime abord, ce n’est pas une pratique que j’affectionne. Pour moi, une photo se prend au moment de déclencher, pas après. Aussi, j’ai toujours préféré avoir un zoom, voire un télé-objectif que de recadrer dans ma photo. En ce sens, les millions de pixels ne m’ont jamais fait rêver. Pourtant, en pratique, c’est vraiment utile !

Approchez en post-traitement d’un sujet éloigné

Concrètement, d’une photo en plan large, je peux par la suite en faire une, en plan serré, à ma guise, en post-traitement. Vous me direz, avec 24 Millions de Pixels aussi…Oui mais non ! Ce qui m’a bluffé c’est qu’à chaque fois que j’ai recadrée dans mes images, il me restait encore beaucoup de pixels ! C’est bête à dire mais il faut essayer pour l’apprécier. 61 Millions de Pixels, c’est la possibilité de recadrer tout en gardant une bonne résolution d’image. Suffisamment pour faire des tirages photos au format A3. D’ailleurs, je m’en suis donné à coeur joie de développer nos nombreuses photos prises pour ce test. J’ai profité pleinement d’avoir une imprimante photo A3 à la maison. Fini la déception de ne pas avoir pris une focale assez longue. Et même quand vous avez pris votre plus gros zoom et qu’il est trop court, le sujet trop éloigné ne l’est plus. Voilà comment j’ai réussi à avoir les lémuriens du Zoo de très près, comme jamais je ne les ai eu. Et j’aurai pu recadrer pour les grossir encore un peu plus !

test autofocus animaux
600 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 640
photo animalière de lémuriens
600 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 640 (la photo une fois recadrée mesure 5069 x 3344, soit 16 Millions de Pixels)
Recadrer sans perdre la qualité d’image

C’est d’autant plus réussi quand on a un beau flou d’arrière plan grâce à un zoom puissant ou une belle focale fixe. De la sorte, on ne perd pas l’essence de la photo et le sujet qui ressort très nettement. Moi qui était sceptique sur l’utilité de la haute résolution et du recadrage, je vais finir par être accroc. Attention, pour un meilleur rendu d’image, je vous conseille de photographier en DNG (RAW). En effet, les JPEG obtenus ont une résolution de 72 pixels/pouce. Pour comparaison, sur les Lumix S, elle est de 180 pixels/pouce. Sur les RAW et DNG, on est à 240 pixels/pouce. Et quand je fais des tirages photos, je suis à 300 pixels/pouce. Ainsi, une fois n’est pas coutume, j’ai photographié, exclusivement, en DNG pour un résultat photo optimal.

test photo sport autofocus
85 mm – f1.4 – 1/800 – ISO 100
test cadrage capteur haute résolution
85 mm – f1.4 – 1/800 – ISO 100 (la photo une fois recadrée mesure 4105 x 2591, soit 11 Millions de Pixels)

Le crop zoom pour recadrer avant de déclencher : oui mais…

Si vous n’êtes pas trop post-traitement, le Sigma fp L se sert de son capteur haute résolution pour vous permettre de zoomer dans l’écran pour prendre une photo déjà recadrée. C’est une fonction que j’étais assez curieuse de tester ! En effet, très souvent, c’est quand je pars avec une courte focale que les animaux du Zoo près de chez nous font la fête ! Dès que j’ai un zoom dans mon sac photo, personne ne montre le bout de son nez… Plaisanterie mise à part, ce crop zoom me semblait être l’occasion d’avoir une pratique photo différente.

Concrètement, le crop zoom permet, en zoomant dans l’écran, de prendre une photo avec un recadrage entre x1,5 et x5. Ainsi, même avec ma focale fixe de 35 mm, j’ai pu photographier le lion de près comme si j’avais un 175 mm ! Mais attention ! Là encore, pour une meilleure qualité d’image, il vaut mieux le faire en étant au format DNG. Surtout, en contre-partie, on a une perte de définition. Ainsi, en zoom x1,5, on passe à 6,5K (contre 9,5k), en x2 à 4,8K, en x2,5 à 2,5K et en zoom x5, on passe à du Full HD…

test crop zoom x 2 Sigma fp L
35 mm (70 mm avec le crop zoom) – f7.1 – 1/80 – ISO 125 (la photo cropée par le boitier mesure 3842 x 2552, soit 9 Millions de Pixels)
A utiliser avec parcimonie

A mon avis, c’est le genre de fonctionnalité intéressante à condition de ne pas dépasser le zoom x2. Avec ce niveau de crop, on a une résolution d’image de 9 Millions de Pixels. C’est suffisant pour un tirage photo A3 et pour une bonne visualisation même sur un écran 4K. Par contre, en zoom x5, on passe à 2 Millions de Pixels (1920×1080) et on ne peut plus faire de tirages photos qu’en 20×13 cm maximum. C’est suffisant pour les réseaux sociaux si vous souhaitez poster rapidement votre cliché. Mais ne partez pas en voyage uniquement avec une petite focale en utilisant le crop zoom ! Vous risqueriez d’être déçus !

test crop zoom x5
35 mm (175 mm avec le crop zoom) – f7.1 – 1/80 – ISO 125 (la photo cropée par le boitier mesure 1920 x 1080, soit 2 Millions de Pixels)

Faites des tirages grand format de vos photos

Tout l’intérêt d’un capteur haute résolution, c’est de pouvoir faire de magnifiques tirages de ses photos. De la taille de votre image (donc la définition) dépend la taille du tirage qu’il sera possible de faire avec qualité. Ainsi, une image de 1920×1080, soit 2 Millions de Pixels, permet de faire un tirage de 20×13 cm maximum. Pour un agrandissement A4, 21×29,7 cm, il faut une image de 6 Millions de Pixels, environ. Pour du A3 (29,7x42cm), c’est 16 Millions de Pixels minimum et 22 Millions de Pixels pour du A2 (59,4×42 cm.) Si vous êtes amateurs de tirages A1 (84,1×59,4 cm), il faut un capteur de 45 Millions de Pixels.

Là avec un capteur de 61 Millions de Pixels, c’est un tirage de 100x60cm qu’il est possible de développer. Quand on aime prendre des photos, pouvoir les développer, les afficher chez soi, ou pour une exposition, c’est donner vie à ses images. Pour moi, le tirage de nos photos est l’aboutissement de tout le processus. Il y a l’émotion qu’on capte au moment de déclencher et il y a celle qu’on retrouve au moment où on touche du doigt son image sur papier. Et plus c’est grand, plus c’est beau ! Après tout, pourquoi décorer chez soi avec les photos des autres ?

De beaux tirages A3 même après un fort recadrage
test terrain Sigma fp L photo animalière
600 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 640
crop zoom Sigma fp L
600 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 640 (la photo originale une fois recadrée mesure 5755 x 3750, soit 21 Millions de Pixels)

Toujours sur le tirage photo, recadrer tout en gardant une image d’une dimension élevée, c’est l’occasion de faire facilement des tirages photos au format A3. Ainsi, j’ai évidemment tirer en A3 cette superbe photo des lémuriens. Et même en recadrant beaucoup, j’avais 21 Millions de Pixels, largement suffisant pour faire un grand tirage. Bref, voilà un sacré paquet de raisons de mettre le Sigma fp L dans notre poche !

Mon retour d’expérience photo en pratique avec le Sigma fp L

Evidemment, comme tous les boitiers, il n’est pas parfait ! Par exemple, s’il existe pas mal d’option de bracketing, il n’y a pas de bracketing d’ouverture. Dans ma pratique, c’est une fonctionnalité que j’utilise beaucoup ! Cela m’a un peu manqué au début ! Voilà une fonction que je demande pour la prochaine itération ! Par ailleurs, la haute résolution n’est pas sans conséquence sur certaines performances. Alors, voici en pratique ce qu’implique un boitier de 61 Millions de Pixels.

avis terrain test photo de mode
35 mm – f2 – 1/250 – ISO 100

Quelle montée en ISO avec le Sigma fp L ?

Sur le papier, avec un capteur haute résolution, la montée en ISO est moins bonne. D’ailleurs, elle ne va pas au delà de 25 600 ISO. D’ailleurs, c’est cette montée en ISO excellente qui nous a fait opter pour les Lumix S1 & S5 avec leur capteur de 24 Millions de Pixels.

Concrètement, sur le SIGMA fp L couplé avec nos focales fixes de qualité et une grande ouverture, on n’a pas eu besoin de monter trop haut dans les ISO. Ainsi, un soir, j’ai pu photographié notre chat et les ISO sont montés à 4000 ! Oui, elle est bruitée mais on a connu bien plus catastrophique à niveau égal. Je précise qu’il s’agit d’un fichier DNG pour lequel je n’ai pas effectué de traitement de réduction du bruit. Franchement, c’est une bonne surprise.

test ISO Sigma fp L
85 mm – f1.4 – 1/100 – ISO 4000 (JPEG non traité)

Un obturateur uniquement électronique

La particularité du Sigma fp L, c’est l’absence d’obturateur mécanique. Il possède uniquement un obturateur électronique. C’est intéressant pour photographier sans un bruit. Très souvent pour photographier les enfants, les bébés ou les animaux, c’est un point positif. Egalement, on utilise l’obturateur électronique pour avoir une vitesse d’obturation plus rapide. Ainsi, on peut aller jusqu’à 1/8000 seconde. En contre-partie, le temps de pose est limité en longueur. La pose la plus longue est de 30 secondes, sauf en mode BULB où elle est de 300 secondes, soit 5 minutes. En comparaison, sur le Lumix S1 on peut aller jusqu’à 30 minutes. C’est bon à savoir même si pour ma pratique, je n’ai pas besoin de tels temps de poses.

L’autre inconvénient de l’obturateur électronique, c’est qu’il s’accommode très mal des lumières artificielles, tels les néons ou des guirlandes lumineuses. De même, il gère très mal le flash. Malheureusement, le Sigma fp L n’échappe pas à la règle et lorsque j’ai voulu faire des ronds de bokeh avec des lumières artificielles, c’est devenu compliqué !

Aïe aïe le rolling shutter en lumière artificielle

Pour tester la montée en ISO, j’avais prévu une session photo à la maison, le soir, avec pour principale lumière une guirlande lumineuse de Noël. L’occasion, dans le même temps, de m’amuser à faire des ronds de bokeh, ma grande passion. J’ai donc ressorti les guirlandes de Noël, fixé le Sigma 85 mm f1.4 DG DN Art et… patatra !

Si vous souhaitez faire de jolis ronds de bokeh avec une guirlande lumineuse, le rolling shutter va vous compliquer la vie ! Concrètement, il n’y a qu’avec une vitesse d’obturation de moins de 1/60 que j’ai eu de beaux ronds de bokeh comme je les aime. Et à moins d’être sur trépied, vous ne pourrez pas être plus lent ! Dès qu’on augmente la vitesse, on se retrouve avec des lignes qui rendent l’image inexploitable. En comparaison, même en obturateur électronique, on n’a pas eu cet effet avec le Lumix S1. C’est vraiment dommage, même si c’est le seul point où le Sigma fp L m’a fait défaut.

test rond de bokeh en lumière artificielle Sigma fp L
Vitesse de 1/30 sur la première photo
rolling shutter photo Sigma fp L
vitesse de 1/250 sur la deuxième photo

Pas de stabilisation capteur

L’autre véritable défaut du Sigma fp L, c’est l’absence de stabilisation 5 axes. Avec un gabarit si léger et un rapport qualité/prix aussi compétitif, il n’y a pas de secret, on rogne forcément sur quelque chose. Nous qui sommes habitués à la stabilisation capteur depuis plus de 3 ans, j’avais forcément l’intention d’être attentive sur ce point. (Même si ce n’est pas nouveau car on a eu aussi des Fujifilm non stabilisés).

L’absence de stabilisation capteur ne m’a pas gêné en photo ! Il faut dire que vu le contexte (couvre-feu avant la tombée de la nuit), je ne l’ai pas vraiment utilisé en pose longue. Je pense que le temps d’exposition le plus lent que j’ai utilisé doit être de 1/40. Ainsi, l’absence de stabilisation va surtout gêner les amateurs de poses longues. Il faudra impérativement se munir d’un trépied. De même, avec un super zoom, on a réussi toutes nos photos d’animaux sans trépied, y compris à 600 mm…! Mais en nous appuyant toujours sur une rambarde, ou tout autre chose pour s’assurer une certaine stabilité !

rendu des couleurs Sigma fp L
200 mm – f 7.1 – 1/200 – ISO 200
flamand rose avec télé-objectif
293 mm – f7.1 – 1/320 – ISO 640

Une carte SD rapide indispensable

Autre conséquence de la haute résolution, c’est la taille des fichiers ! Les JPEG font 20 Mo et les DNG 80 Mo ! Il faut donc une carte SD rapide en écriture avec une bonne capacité de stockage. Pour le coup, notre carte SD pourtant performante de 128 Go et 90MO/secondes en écriture a quelque peu souffert. Aussi, on a souvent dû être patient lors des prises de photos, le temps que le boitier écrive sur notre carte. Dans le froid, avec un jeune enfant, ce n’était pas toujours évident.

Je n’ai pas pu me servir du mode rafale avec toute la latitude que je souhaitais. J’ai même beaucoup photographié en prise de vue unique. D’autant que si la cadence rafale est de 10 images par seconde, la mémoire tampon ne permet qu’un enregistrement d’image à 12 photos en DNG. (Le boitier indiquait 9 pour moi surement du fait de ma carte SD). Alors que sur un Lumix S1, on a une cadence rafale moindre (9 images/seconde) mais la mémoire tampon permet l’enregistrement jusqu’à 90 images en RAW (et 24 images en RAW sur le Lumix S5 pour une cadence de 7 images/seconde)… Mais comparons ce qui est comparable, on n’est pas du tout sur le même gabarit de boitier.

test netteté image Sigma fp L
85 mm – f1.4 – 1/1250 – ISO 100

Un rendu des couleurs Sigma très marqué

Dernier point de mon retour d’expérience photo est sur le rendu des couleurs. La fidélité des couleurs, la transcription de la lumière, c’est quelque chose qui m’importe beaucoup. C’est d’ailleurs une des raisons de l’achat d’hybrides Lumix. La science des couleurs de chez Panasonic n’est plus à présenter et pour ma part, je la préfère même à Fujifilm. J’ai donc découvert ici la colorimétrie de chez Sigma.

test photo de portrait
24 mm – f2.8 – 1/500 – ISO 100
Vive le bracketing de couleur

Point positif, il existe de nombreux styles de rendus des couleurs à appliquer aux JPEG. On peut choisir entre standard, neutre, vif, paysage, portrait…Il existe même des styles originaux comme Teal & Orange (très sympa pour l’automne), le style coucher de soleil ou encore le beau Forest Green pour la nature verdoyante. Et j’en passe comme le Duo Tone pour des portraits originaux. Et pour mieux les appréhender, on peut photographier avec un bracketing de couleurs, une fonction que je demande chez Lumix ! C’est idéal si vous êtes plutôt JPEG. Néanmoins, les couleurs sont parfois très marquées hormis avec le style Neutre que je conseille pour commencer. C’est parfois très beau mais d’une photo à l’autre, on aime ou pas. Ceci explique aussi pourquoi j’ai préféré photographier en DNG, pour choisir en post-traitement mon rendu des couleurs. Il faut dire que c’est quelque chose qui compte beaucoup pour moi.

rendu couleur Sigma fp L
35 mm – f2 – 1/80 – ISO 100

Mon bilan photo avec le Sigma fp L

Après plusieurs semaines d’utilisation intensive du Sigma fp L, voilà une sacré prouesse qu’a réussit la marque japonaise. Et pourtant, on lui a mené la vie dure ! Photographie de sport, de portrait, mode, photo de paysage et même animalière, on lui a fixé tous les objectifs possibles. De la petite focale fixe au gros zoom avec bague d’adaptation, on ne l’a pas traité avec égard ! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on est revenus avec beaucoup de superbes photos, à tel point qu’il a été difficile de les choisir. La compacité de ce boitier correspond à un véritable besoin des photographes. Comme n’importe quel boitier, ce n’est pas parfait, Sigma à fait des choix mais on retiendra que photographier en 61 millions de Pixels c’est carrément grisant ! On s’est éclaté pendant ces dernières semaines à prendre des photos avec ! Je regrette, néanmoins, le rolling shutter sur les lumières artificielles…On a vu pire comme fausse note.

Que donne le Sigma fp L en vidéo ?

Avec son capteur haute résolution de 61 Millions de Pixels, on pourrait croire que ce boitier est destiné aux photographes. Et c’est le cas. Mais pas uniquement ! Car sa fiche technique vidéo n’a rien à envier aux autres ! Voilà pourquoi on l’a aussi testé sur cette partie.

Une fiche technique vidéo intéressante

Vu son poids léger et son gabarit compact, on aurait pu en douter pourtant le Sigma fp L embarque pas mal de fonctionnalités vidéos dignes d’un hybride haut de gamme. Ce qu’il est ! Ainsi, en 4K 30 images par seconde, on peut enregistrer jusqu’en 8 bit en interne, 12 bit en externe. Et via la sortie HDMI, c’est la C4K 30 images par seconde qui peut être enregistrée jusqu’à 12 bit. Si la cadence d’enregistrement ne va pas au delà de 30 images par seconde en 4K, on peut filmer en Full HD 60 images par seconde ainsi qu’en 100 et 120 images par seconde !

test vidéo Sigma fp L

Cinéma DNG, Apple ProRes Raw et BlackMagic Raw

Niveau formats d’enregistrement, il est possible de filmer en .MOV ou en Cinéma DNG en interne. Pour de meilleurs résultats, notamment en terme de plage dynamique, je vous conseille d’utiliser le Cinéma DNG. Il s’agit d’un équivalent du format RAW. On peut également filmer via HDMI en Apple ProRes Raw via Ninja Atomos ou encore en BlackMagic Raw. D’ailleurs, il n’y a pas de limitation du temps d’enregistrement. Même si, en interne, cela dépend de la qualité d’enregistrement et du format choisi ainsi que de la capacité de votre carte SD. Nous n’avons observé aucun problème de surchauffe puisque en toute discrétion, on trouve un dissipateur de chaleur autour de l’écran. De plus, on peut se servir du boitier comme d’une webcam. Si vous êtes sujets à faire des réunions où vous devez apparaître avec une bonne qualité d’image, ce sera une bien meilleure solution qu’une webcam.

format et qualité enregistrement vidéo Sigma fp L

Enregistrement 4K 30 images par seconde…seulement

Néanmoins, avec son capteur de 61 Millions de Pixels, on regrette un peu l’absence d’une résolution supérieure à la 4K. Bien sûr, avec son gabarit compact, impossible d’insérer la 8K. On est loin des 4500€ et des 765 grammes du Canon EOS R5. Très loin également, du Sony Alpha 1 de ses 737 grammes et des 7300€ ! Néanmoins, on aurait pas dit non à la 6K !

De même la cadence de 30 images par seconde, en 4K permet de belles vidéos pour des sujets statiques ou peu mobiles. Mais dès lors qu’on filme du mouvement, quand on a l’habitude de la 60 images par seconde, on reste un peu sur sa faim. On aurait donc bien aimé pouvoir enregistrer en 4K 60 images par seconde. Mais encore une fois, on ne peut pas avoir un boitier compact, léger, avec un capteur haute résolution, un prix compétitif tout en ayant la 4K 60 images par seconde.

Difficile de filmer à main levée

En vidéo, à mon avis, le vrai point négatif, c’est l’absence de stabilisation capteur. Si en photo, on peut se débrouiller pour s’en passer de cette stabilisation 5 axes, en vidéo c’est moins vrai.

Ainsi, quand j’ai filmé Benoît slalomant en roller, même avec une focale courte (35 mm), sans aucune stabilisation, ni optique, ni électronique, l’image tremble. Pour prendre des vidéos à main levée, il existe quand même une stabilisation électronique intégrée. Néanmoins, dans ce cas, on a un crop x1,24. J’ai testé en filmant mon fils qui joue avec une focale de 35 mm. Avec la stabilisation électronique, plus de problème de tremblement. Si vous devez filmer à main levée, mieux vaut activer la stabilisation électronique, le résultat sera meilleur.

stabilisation électronique Sigma fp L

Un beau rendu vidéo avec un stabilisateur

L’idéal, c’est donc quand même de filmer avec un trépied ou un stabilisateur. Et ça tombe bien, on a un Zhiyun Weebill que Benoît avait acheté lorsque nous avions le Fujifilm X-T3. C’est un gimbal assez léger, compact et surtout à un tarif « accessible ». Même en ajoutant cet accessoire, on a très peu perdu en compacité.

Avec un stabilisateur, c’est encore mieux ! J’ai, à nouveau, filmé Benoît lors de notre session en roller et plus aucun problème d’image qui tremble. Ainsi, on peut profiter pleinement des capacités vidéos du boitier et de l’enregistrement 4K. D’ailleurs, Benoît s’est même amusé à l’embarquer en roller avec lui et là encore pas de problème. Par contre, on peut lui reprocher l’absence de mode suivi pour l’autofocus en vidéo.

gimbal weebill pour Sigma fp L

Un rapport qualité/prix compétitif pour le Sigma fp L

Appareil photo hybride léger et discret tout en ayant un capteur plein format de 61 Millions de Pixels, voilà un boitier qui a un dernier argument en sa faveur. Son prix ! Car nu, le Sigma fp L est commercialisé au tarif de 2299€. Il se vend sur Fnac.com et Digit-Photo. Avec viseur, le tarif est de 2799€ et se vend également sur Fnac.com et Digit-Photo. Si vous voulez vous faire un kit, l’idéal est de l’acheter avec le Sigma 28-70 mm f2.8 DG DN Contemporary disponible sur Fnac.com et Digit-Photo. Le prix de l’ensemble, sans viseur, monte alors à 3148€. Dit comme cela, ça pourrait paraitre élevé comme prix…

L’hybride plein format haute résolution le moins cher du marché

Voilà un boitier au rapport qualité/prix assez fou. Le comparer au Sony Alpha 7C serait un tort. Il n’est pas non plus comparable à notre Lumix S5. A côté, leurs 24 Millions de Pixels paraissent ringards. Le Sigma fp L est dans la catégorie des hybrides haute résolution. Des boitiers qui coûte 4000€ nu quand lui n’en vaut que 2299€ ! Il joue dans la cour des Sony a7R IV, des Nikon Z 7II et Lumix S1R !

A qui s’adresse le Sigma fp L ?

A l’issue de ce test terrain, après avoir balayé quasiment toutes les pratiques photos, j’ai la conviction que ce boitier s’adresse particulièrement aux passionnés de photo de paysage qui recherchent la compacité. Et vous êtes nombreux à le demander ! Dans nos échanges par mails, sur les réseaux sociaux ou en commentaires, le poids du matériel revient souvent comme un des critères principaux, si ce n’est le principal. Oui mais bien souvent, c’est avec déception que vous rognez sur la qualité pour une meilleure compacité.

L’hybride haute résolution pour les voyageurs

A mon avis, ce boitier est donc idéal en voyage. Si vous aimez prendre des photos de paysages grandioses. Si vous aimez prendre des photos d’architecture dans les plus belles villes du monde. Alors, vous aurez un appareil photo hybride qui vous apportera une grande qualité d’image grâce à son capteur plein format. Plus encore, avec ses 61 Millions de Pixels, en rentrant de vacances, vous pourrez prolonger votre voyage et découvrir des détails que vous n’aviez même pas vu au moment de prendre votre photo. On s’imagine déjà photographier avec la Sagrada Familia et apprécier une fois rentrés les détails architecturaux de ce merveilleux monument. De même, pour nos séjours en montagne, on adorerait cadrer sur l’Aiguille du Midi et apprécier les reliefs de la montagne après nos vacances. D’autant que son gabarit réduit n’est pas signe de fragilité. D’ailleurs, on a ici un boitier tropicalisé ! Passionnés de randonnées, on peut donc l’emmener en montagne sans craintes !

Basilique Fourvière Jean-Paul II
14 mm – f13 – 1/125 – ISO 100

Enfin, pour nous qui possédons déjà des objectifs Sigma et Lumix en monture L, c’est une sacré aubaine que de tester la haute résolution sans passer par le Lumix S1R. D’ailleurs, le boitier fonctionne très bien avec les objectifs Lumix autant que les Sigma. De même si vous venez d’un reflex Canon en monture EF, on a testé avec la bague Sigma EF-L-Mount et des optiques Sigma en monture EF et là aussi ça fonctionne très bien.

avis test terrain Sigma fp L

En conclusion

Pour faire court après ce très long retour terrain, on a ici un boitier au positionnement intelligent. Il répond aux besoins des utilisateurs qui ont pris goût d’avoir un téléphone toujours accessible dans la poche. Mais qui ont bien compris que la qualité ne rime pas toujours avec compacité. Ici, on a la compacité avec une belle qualité d’image grâce au capteur plein format. Cerise sur le gâteau, les 61 Millions de Pixels apportent beaucoup de détails aux photos ! Et comme on ne peut pas toujours tout voir quand on part en voyage, c’est une aubaine d’avoir du détail pour plus tard. Tout ça, avec un sacré rapport qualité/prix. Bref, il conviendra donc surtout pour la photo de paysage et la photo d’architecture, particulièrement en voyage.

Les photos de l’appareil et des objectifs ont été prises avec un Lumix S1 & un Lumix S5.

Ce test a été rédigé suite à un prêt de matériel non rémunéré de la part de Sigma. Cela n’enlève en rien l’objectivité de notre avis. En effet, nous proposons du contenu 100% indépendant, et sans bandeaux publicitaires intrusifs. En contre-partie, cet article contient des liens affiliés. Pour nous aider à vous fournir du contenu de qualité, vous pouvez cliquer sur les liens Amazon, Fnac.com ou Digit-Photo avant d’acheter. Cela ne vous coûtera pas plus cher mais permettra de nous soutenir dans la rédaction de contenu de qualité sur notre temps libre.

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2 commentaires

Egrot 9 mai 2021 - 21 h 06 min

J ai aussi la bague sigma Mc21 mais pas d ‘autofocus continu avec S1r et objectif Canon ou tamron
La question est de savoir si le fpl + MC21 permet l autofocus continu
Avec des objectif en monture EF

Répondre
Nadia et Benoit 9 mai 2021 - 21 h 10 min

Bonjour,

Je vais rédiger un test sur la bague ! Oui, avec le Sigma fp L, on a l’AF-C quand on fixe la bague MC21 !

Bonne soirée,

Nadia.

Répondre

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